lundi 22 novembre 2004

Le cri du coeur du mollet en équilibre

Aujourd'hui j'ai été faire ma deuxième journée de la saison de snowboard au mont. Ca fait du bien de renouer avec cette extension de mon corps, la planche presque vivante, une extension de mes jambes qui rebondi pour moi un peu à chaque virage. Un grand biseau pour tailler ma place sur la surface de cristaux et fendre le vent avec une curve digne des plus grands lancers de boule de bowling. Wow le grand air fait de moi un poète. Je dis renouer car j'avais pogné une petite écoeurite v'là trois ans dans un élan associal. J'ai des phases de même. Passez trois ou quatre ans à faire la queue au chair-lift, de soir seulement à stoneham et on s'en reparlera.

Mais trois ans c'est long. Le snow c'est une passion qui peut s'estomper mais qui refait surface surnoisement. C'est comme la dope. T'achètes à crédit en sachant d'avance que tu va tripper. Carte de saison de jour, vetements, je m'en criss que de ce que ca coute, ca me prend mon rush d'adrénaline et je l'ai là-dessus. En attendant j'ai fait du jogging et du vélo pour me refaire les jambons mais j'ai surtout subi des cours de yoga cet automne en pensant m'assouplir. C'est assez, je recommence le snowboard !

Ca ressemblais à ca mes cours de yoga à 18h45m le mardi soir: je fini de travailler à 18h00m. J'arrive à maison à 18h15m. Steph à préparé une soupe délicieuse. Après on mange des eggrolls brulés avec du riz. Criss le cours commence dans quinze minutes. Awèye brosse les dents, enfile le linge mou et fly dans le char. Vite criss on va arriver en retard pour relaxer au centre communautaire. Pourquoi n'y a-t-il pas de senseurs de sur les lumières rouge dans le vide ? On arrive. C'est commencé. La prof qui porte un saillant costume one piece bleu marine avec un genre de costume de bain bleu plus foncé par dessus nous dit shhhhhhht en allumant son infect encens. Ok ok je me détend là, s'ra pas long que je me dis dans ma tête.

Je me couche vite vite pour relaxer sur mon tapis bleu costume de yoga. Hmmmfffff. Tok ! Pfffff. Chak. Hmmmffff. Aaaah ! Tak. Tshok. Ca c'est le bruit que j'entends. On joue au badminton dans le gymnase adjacent. Pas grave, le système de ventilation et l'éclairage au néon enterrent presque le bruit des 20 joueurs de badminton. Abstraction me dis-je à répétition comme un mantra.

Le prof dit que mon pied droit expire et ensuite ca monte au mollet qui inspire. Je fais ce que je peux mais ca m'énerve. Je suis trop cartésien pour pouvoir imaginer que mon mollet inspire. Mon mollet se contracte et se décontracte dans une suite de combinaisons utiles au activités relative à un mollet. Point final.

J'ai de l'imagination mais là à ce point, c'est de la pensée magique pour moi. Et pensée magique c'est comme tout ce qui est magique, ca me donne soit le flu soit des boutons dans la face. Après plusieurs inspirations profondes par le gros orteil seulement, j'ai jamais pu faire exactement comme tout le monde, la prof nous montre une nouvelle position. C'est pour aider contre les maux de gorges. Il faut accoter la langue le plus profond dans le palais qu'elle nous dit.

D'accord, moi je suis willing, je ne suis pas pudique, ca ne me dérange pas vraiment d'avoir le pocheton ben profilé dans la position de l'enfant avec la langue contractée en plus. Tous s'éxécutent à merveille et on ben du fun, on exclu la personne qui parle. Après pour la contre-posture de la langue elle nous dit de se retourner contre le mur parceque ca peut gèner certaines personnes de tirer la langue si loin jusqu'à se toucher le menton tout en étant face-à-face. Si la prof prend la peine de le mentionner, ca doit être pour une bonne raison. Ca veut dire qu'il y a eu des québécoises traumatisées par la langue de l'autre dans un de ses cours... Malaise....

Anyway tout ca pour dire que j'était ben content de faire du snow. Que ma dose d'adrénaline à été absorbée pour aujourd'hui. Que mon corps sent vraiment qu'il à travaillé. Que je suis le seul qui ai décidé ce que je ferai à tout moment sans entendre la voix monocorde et monotone d'un prof qui me dis : vire-là, saute, vire-là , penche toi en petit bonomme pour aller plus vite, non non pas de ce coté là, inspire, respire... D'ailleurs cette après-midi dans le chair-lift je me suis rapellé pourquoi je suis venu vivre à Québec il y a onze ans. Pour la proximité des montagnes, pour la qualité des pentes de jour comme de soir et pour la plus longue saison dans l'est du continent. Ca compense pour endurer les mauvais cotés de Québec...