C'était le concert de Loco Locass au Petit-Champlain hier soir.

Batlam et Biz revenaient dans leur patelin. Ils ont attaqué avec
Résistance et
La bataille des murailles. Leur band est très solide. Ils ont rendus la presque intégralité de l'album
Amour Oral avec finesse. En ré-arrangeant certaines pièce de belle manière comme
Bonzaïon et
Engouement.
J'en dirai moins de l'acoustique. Sur la mezzanine ca sonnait bien mais au parterre le son manquait de présence. Le bon son était en haut; pour les têtes grises dont je fais presque partie maintenant. Je suis alors descendu en bas pour leur voir le blanc des yeux, pour sentir la sueur et la vibe. Je suis encore trop jeune pour voir un show assis comme à l'église.
Batlam demande combien de gens dans la salle trippent sur le hip-hop. Moi et une vingtaine d'autres criont notre approbation. Il demande ensuite combien de gens sont la pour la poésie. Nous sommes en peu plus à crier. Ok alors quoi ? Une partie sont là pour un hit,
Libérez nous des libéraux qu'ils ont entendus lors de leur dernière manif' au parlement. Ce n'est pas grave, ils auront été contaminés quand même.
A un moment j'ai trouvé que les gars parlaient beaucoup de politique entre les tounes. Mais quand j'ai vu un kid d'à peu près 11 ans au premier rang je me suis dit que l'éducation est un mal polymorphe et nécessaire. Je me suis retourné et j'ai vu un papy de cent onze ans qui avait l'air un peu désabusé... C'était moi sûrement...

Après un rappel bien senti les Loco sont sortis en annoncant un retour dans sept minutes. Une fois les journalistes et les matantes partis et deux gros joints de fumés ils sont revenus pour un jam riche de textures différentes et de blows enflammés avec des invités pigés dans le crowd. Pour la dernière pièce, au bout de presque trois heures de show, ils nous ont balancé l'incantatoire
Le grand Rio. Je n'ai qu'un mot: WOW!
On voit ici une ancienne ministre péquiste qui swing de la tête ben syncro avec le stroboscope.
(Deux morceaux de caplan à celui qui trouve son nom ou reconnait son visage malgré l'effet Pas de deux)
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